Tout savoir sur la date présumée d’accouchement (DPA)

Tout savoir sur la date présumée d’accouchement (DPA)

Tout savoir sur la date présumée d’accouchement (DPA)

Tout le monde sait que la grossesse dure 9 mois environ. Pourtant, personne ne peut prédire exactement la date exacte de l’accouchement. Toutefois, pour les parents, avoir une estimation de fin de grossesse est un moyen de se rassurer, d’une part, et de s’organiser, d’autres part.

C’est pour cela que les médecins proposent à leurs patients une date présumée d’accouchement (DPA).

Qu’est-ce que c’est exactement ? Comment la calcule-t-on ? Et peut-on s’y fier ? Voici les questions auxquelles nous allons répondre dans cet article.

Date prévue d’accouchement : explication

Si ce n’est pas votre premier enfant ou si vous en êtes déjà à quelques mois de grossesse, vous avez sûrement déjà vécu cette situation où, quand vous déclarez votre grossesse à votre gynécologue, il se munit immédiatement de ce que l’on appelle un disque de grossesse. Puis, survient toujours une question importante : la date des dernières règles.

En fait, cela permet d’évaluer une date théorique de terme de grossesse. En effet, en prenant en compte le début présumé de grossesse, il est possible de prévoir avec plus ou moins de précision la date d’entrée en maternité. Donc, d’accouchement.

Méthode de calcul de la DPA

La date des dernières règles est très importante pour calculer avec un maximum de précision la DPA. Pourquoi ? Parce qu’il faut savoir, qu’en règle générale, l’ovulation intervient 14 jours après. Évidemment, c’est une moyenne statistique. Et cela n’est pas forcément le cas chez toutes les femmes. En effet, certaines femmes n’ovulent pas le 14e jour de leur cycle menstruel. De plus, ce cycle peut ne pas durer 28 jours.

C’est pour cela que le gynécologue-obstétricien pratique ensuite une échographie de datation. Celle-ci intervient entre la 11e et 13e semaine d’absence de règle (aménorrhée). Grâce à cette échographie, le médecin peut mesurer la longueur cranio-caudale du fœtus. Ce qui lui permet de préciser encore plus la date de début de grossesse (en se basant sur une courbe de référence) avec une marge d’erreur de quelques jours.

Donc, la date présumée d’accouchement.

Utilité de la date prévue d’accouchement

Évidemment, vous avez compris que la date prévue d’accouchement est juste une référence théorique. Ce qui signifie, en d’autres termes, qu’il est presque impossible de prévoir le jour pile de l’accouchement. En effet, ce calcul se base sur des dates approximatives qui prennent en compte un cycle menstruel de 28 jours comprenant une période d’ovulation au 14e jour. Ce qui, comme nous l’avons précisé, n’est pas le cas de toutes les femmes. Sans oublier que l’on peut ne pas connaitre précisément le début des dernières règles et que l’ovule a pu aussi ne pas être fécondé à la date estimée par le médecin.

Ceci étant dit, l’échographie de datation est censée être plus fiable. Pourtant, rien ne dit que votre enfant ne naitra pas avec quelques semaines d’avance ou de retard. À ce titre, en France, on considère que la fin de grossesse correspond à 41 semaines d’aménorrhée. À 37 semaines, l’enfant est donc considéré comme prématuré.

Pourtant, même si la DPA est une donnée théorique, elle reste importante. En effet, cela permet aux parents de prévoir les éventuels aménagements dans la maison ou l’appartement ainsi que l’achat de produits de puériculture pour accueillir bébé dans les meilleures conditions.

Mais la DPA est aussi importante à un niveau administratif. Déjà pour savoir quand le futur papa devra poser son congé paternité. Mais aussi pour indiquer aux équipes médicales quand déclencher l’accouchement si le bébé a trop de retard. Sans oublier le fait que l’Assurance Maladie utilise aussi cette date pour calculer les dates de congé maternité.

Ainsi, que vous soyez au début de votre grossesse ou déjà enceinte de plusieurs mois, vous avez compris que vous n’avez pas fini d’entendre parler de DPA.